
QUAND je suis entré dans la vie
Passait, sous un voile enchanté,
Une femme que j’ai suivie,
Et dont j’admirais la beauté.
Mais plus tard cette ombre chérie,
Venant s’asseoir à mon côté,
Etait maigre, triste et flétrie :
Elle s’appelait VÉRITÉ !
Toi qui passais, forme idéale,
ILLUSION, beauté fatale,
C’est toi que j’aime, et tu me fuis !
Et toi, Vérité moins sévère,
Toi qui te donnes tout entière,
Je veux t’aimer et je ne puis !
Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.