
Les Soirées de Saint-Pétersbourg, publié en 1821, se présente sous la forme de longues discussions vespérales, l’été, sur les bords de la Neva, entre l’auteur (le comte), un chevalier français et un sénateur russe. À travers eux, Maistre exprime de façon frappante, voire provocatrice, sa vision de l'homme et du monde. Il y est question de la Providence qui gouverne l’histoire, des guerres dans lesquelles les hommes expient leurs fautes, du sang qui souillera continûment la terre jusqu’à la fin des temps, jusqu’à l’extinction du mal. La démarche est à la fois théologique, philosophique, historique et anthropologique (par la place qu’il accorde aux sacrifices, à leur fonction dans les sociétés humaines).