
Sauf le théâtre de guerre (ici, l'Europe), Petites alliées n'est pas sans rappeler, humour en moins, Les Onze Mille Verges d'Apollinaire (théâtre oriento-asiatique). Il y avait des visions dans l'air, à l'époque. D'aucuns surent les cueillir à leur manière, n'oubliant pas de savoir aussi écrire.
Un livre qui suggère des références à Nerciat et à Apollinaire ne peut être indifférent.
Ce petit roman érotique écrit par une soi-disant Miss Clary F... (les trois points se portaient bien à l'époque), publié par le prétendu éditeur Sammy de New York, semble avoir été écrit en 1919, extrait du catalogue de l’éditeur de l’époque.
Petites alliées, roman vécu :
« Quelques jeunes filles de nationalités différentes ont voulu se mêler à la Grande Guerre, cherchant dans ses dangers et ses horreurs des sensations nouvelles, en quelque sorte sadiques. Avec une admirable belle humeur qui ne se dément pas un instant, elles satisfont toutes leurs dépravations, toutes leurs perversions au milieu de scènes sanguinaires. L'une d'elles raconte ses troublantes aventures et sait, en des tableaux d'une luxuriante et luxurieuse poésie, évoquer les voluptés les plus inconcevables. »
Cf. Perceau, Bibliographie du roman érotique, 314.